Ni amant ni maîtresse, pas d'assurance vie, pas d'héritage. 

Les mobiles

Pas de Mobile pour accuser Edwige!

Sur intervention de la défense il est rappelé que les conclusions du directeur d'enquêtes de la gendarmerie précisent que:

"Le mobile de ce meurtre est impossible à déterminer."


 1 - Passionnel, Jalousie

On a avancé l'hypothèse qu'Edwige avait un amant et qu'elle aurait voulu se débarrasser du mari. Sans preuve, on a donc avancé l'hypothèse que son mari aurait eu une maîtresse et qu'Edwige aurait voulu reconquérir son mari... le reconquérir en le tuant?
De toutes façons, aucun élément n'a pu être apporté dans un sens ou dans l'autre. Bien au contraire, il y a eu des témoignages d'amis proches parlant d'un couple uni et amoureux depuis 15 ans ( voir ici) .
On a parlé de la maîtresse qu'a eu Richard Alessandri 10 ans avant le meurtre. Cette aventure a eu lieu pendant la séparation dont il fut beaucoup question pendant le procès de Nîmes.  Pendant 1 an, Richard avait entrepris de redresser un Intermarché en difficulté et cette opération était risquée.  Edwige conservait un bon salaire sur la région lyonnaise, et ainsi les risques financiers encourus par le couple étaient limités et elle venait retrouver Richard lors de weekends ou de vacances.
On a voulu prouver l'existence d'une autre maîtresse plus récente en produisant des factures de bijoux achetés par Richard en février, dont un collier (offert à Edwige pour son anniversaire le 7 février).  Tous les achats effectués dans cette bijouterie ont été clairement identifiés et ont tous été offerts au sein même de la famille: à Edwige et à Brice.

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 2 - Intérêt

  • L' "assurance vie" ?

Il n'y avait PAS d'assurance vie. Voir explications ici.
La seule assurance vie existante était au profit de L. Alessandri, frère de Richard, qui l'a effectivement touchée.

  • La prévoyance

On a beaucoup parlé lors des procès de cette assurance touchée pour des raisons de facilité sur une aire d'autoroute. En effet l'assureur partait quelques jours sur la Côte pour participer à une régate, et il venait justement de recevoir le chèque la veille, c'est donc lui qui a téléphoné à Edwige pour lui proposer de la rencontrer en cours de route. Ceci s'est passé plus de 3 mois après le décès, Edwige était pressée de trouver une nouvelle maison, demeurer dans son mas lui était devenu insupportable, et tous ses comptes étaient débiteurs. Cette somme lui permettait d’acquérir une nouvelle maison avant d’avoir pu vendre la Gasquie.

  • Le supermarché

La règle implicite chez Intermarché est que la répartition des parts se fait pour un couple à hauteur de 70% pour le mari et 30% pour la femme.

  • L'héritage

C'est le fils du couple, Brice, et lui seul qui hérite de son père.
Si Edwige avait voulu se "débarrasser" de Richard par cupidité, elle avait tout intérêt à divorcer: elle gardait ainsi sa part de 30% de l'Intermarché (ingérable par une femme seule), 50% de la valeur de leur mas de la Gasquie, achetée peu avant en indivision, puisqu'ils étaient mariés sous le régime de la séparation de biens. En assassinant Richard, elle perdait tout!


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3 - Protection de son fils

L'accusation a avancé l'idée que l'un des fils, Yohann ou Brice aurait tiré et que Edwige aurait voulu le "couvrir". En ce cas pourquoi aurait-elle demandé à ceux-ci de participer à une "mise en scène"? le réflexe d'une mère ne serait-il pas de les éloigner tous les deux au plus vite et de prendre TOUT en charge?
Cette hypothèse n'a pas non plus été retenue par l'accusation. Si ce n'est pas Edwige qui a tiré, que fait Edwige en prison?


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Le Bilan  pour Edwige Alessandri

  • Elle a perdu son mari.
  • Elle a été séparée pendant 3 ans de ses enfants.
  • Elle a perdu son outil de travail (le supermarché).
  • Elle a été obligée de brader son mas (lieu de crime).
  • Impossibilité de faire son deuil car on ne lui reconnaît pas la qualité de victime, ni à elle, ni à ses enfants.
  • Sa vie privée étalée en public avec moult détails intimes.
  • Sa réputation détruite.
  • 21 mois de prison en préventive.
  • 11 mois de prison suite au procès en appel de Nîmes
  • 2 mois de prison après le procès d'Avignon.
  • Condamnation : 12 ans de réclusion criminelle.

 

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