Sans vouloir jeter la pierre à aucun professionnel, notons toutefois que l'erreur est humaine. Dans ce dossier, les erreurs se sont accumulées et ce malgré la volonté de chacun de bien faire. Madame Alessandri n'est pas à l'origine de ces erreurs et elle est la première à en souffrir!
- Mr C, récipiendaire du premier appel de détresse affirme qu'une femme vient de lui dire avoir tué son mari par balle au cours d'une rixe, ce qui est démenti par l'enregistrement.
- Pour des raisons administratives, on ne peut dépêcher un médecin légiste sur place, ce n'est qu'au petit matin que l'on s'inquiète de la température du corps, oubli impardonnable.
- Le médecin qui prend cette température fait une regrettable erreur,
- mais il corrige celle des TICs qui se trompent en prenant les mesures erronées de la position du corps,
- le certificat de décès a été fait par erreur au nom d'André Alessandri, père de la victime.
- La bijoutière se trompe de descriptif sur la facture du collier offert par Richard Alessandri à son épouse. L'on en conclut à l'existence d'une maîtresse, et à la jalousie présumée d'Edwige.
- L'expert en balistique conclut de façon erronée à des résidus de tirs sur les mains de Brice, erreur démontrée au procès de Nîmes,
- L'interprétation d'un enregistrement de l'appel d'Edwige au Samu est sujet à caution ("arrêtez de bouger" ou "je suis (...) me/de coucher"). De là, on a choisi la première version pour "prouver" qu'elle était en présence de ses enfants.
- Aucune analyse ADN n'a été faite sur le poil trouvé dans le lit, on ne sait si elle a été faite sur les chewing-gums trouvés dans la BMW, il y a eu des analyses des débris de terre, mais on ne peut ni infirmer totalement ni confirmer totalement s'ils correspondent à la terre prélevée à la maison des Alessandri.
Les ADN des mégots trouvés dans ce jardin "non fumeur" ne correspondaient pas à ceux des gitans mis en garde à vue, mais on ne sait si ils ont été comparés à d'autres encore.
Pas d'analyse de fraîcheur du préservatif (or on accuse Edwige de l'avoir mis en scène...).
- Des vérifications oubliées (comme les différentes possibilités d'accès sur la scène du crime, tant du point de vue des ouvertures de la maison que des chemins d'accès à celle-ci).
- Lors de la mise sous scellés du fusil de Richard, le gendarme le désigne comme un fusil à canons juxtaposés. Quelques mois plus tard, il fera une rectification : il s’agissait bel et bien d’un fusil à canons superposés. Erreur regrettable !
Si l'on considère que d'autres erreurs non corrigées ont pu se produire et que ces fausses données transmises au tribunal ont été considérées comme des vérités indiscutables, cela fait froid dans le dos (de telles erreurs remettent en cause les certitudes sur la question primordiale de la modification de scène de crime, etc.). Jusqu'à la veille du premier procès en assises, personne ne s'est rendu compte que la température du corps était erronée, ni que le certificat de décès n'était pas au nom du défunt!
Et à chaque fois, c'est Edwige Alessandri, la victime survivante qui en subit les graves conséquences! |