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ASSISES. TÉMOIGNAGES DISCORDANTS, ABSENCE D'EFFRACTION... |
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Article paru le 16/01/2006
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Tué par des voleurs ou par sa femme ?
Dans la nuit du 16 au 17 juillet 2000, peu après minuit, Edwige Alessandri téléphone aux services de secours pour les avertir que son mari Richard, directeur du même supermarché de Pernes-les-Fontaines, vient d'être tué par arme à feu dans leur chambre à coucher.
A leur arrivée, les secours la trouvent, dénudée et couverte de sang, dans la salle de bains en compagnie de ses deux fils, Yohann, 17 ans, et Brice, 12 ans. Le corps sans vie de Richard Alessandri gît dans le lit à l'étage. Alors que toute la famille était couchée elle a été réveillée par une très forte détonation. La lumière dans la chambre à coucher était allumée et quelqu'un présent. Selon elle, des cambrioleurs ont dû pénétrer dans la maison par la fenêtre de la cuisine, le seul accès non verrouillé.
Toutefois, les enquêteurs notent rapidement que si les dires des enfants corroborent les siens, les trois témoignages sont discordants sur le déroulement de la soirée. Ils constatent également que les lieux ont été mis en scène pour conforter la thèse d'une intrusion extérieure - de la terre a été déposée sur l'escalier menant à l'étage - mais qu'aucune trace d'effraction n'est visible et que l'alarme ne s'est pas déclenchée.
En outre, l'un des deux fusils de chasse de M. Alessandri a disparu tandis que Mme Alessandri et ses deux enfants présentent des résidus de poudre sur les mains.
Les enquêteurs apprennent aussi que M. Alessandri, à la tête d'un patrimoine estimé à 25 millions de francs ( 3,8 millions €), avait contracté une assurance vie juste avant son décès.
Par ailleurs, la tension était vive entre les deux époux qui menaient grand train, et les disputes pouvaient aller jusqu'à la violence physique.
Le 28 novembre, toute la famille est placée en garde à vue. Interrogé, Yohann livre une nouvelle version des faits : il désigne sa mère comme l'auteur du coup de feu et affirme qu'elle leur a demandé à lui et son frère de «rester solidaires d'elle». Mais le 6 décembre, il revient sur ces déclarations. Mme Alessandri a toujours nié avoir tiré sur son mari.
Elle comparaît , libre, dès demain pour meurtre et modification des lieux du crime devant la cour d'assises du Vaucluse.
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